FIV2 / TEC n°1 : un résultat plutôt inattendu..

Je m’exécute, en ce 20 juin, 1 semaine après le transfert de ma petite mûre, à faire ce fichu test de grossesse. Et contre toute attente, il est positif. Je le regarde plusieurs fois, le retourne dans tous les sens, il est bien positif. Et un beau positif, pas le genre de barre si pâle qu’il faut loucher pendant des heures pour l’apercevoir. Je suis réellement choquée. Je ne m’y attendais pas du tout car j’ai des douleurs de règles assez intenses depuis la veille. Une petite larme coule submergée par l’émotion, mais je ne réalise pas. Chéri rigole et me dit : je te l’avait dit, je le sentais.

Il m’a fallu plusieurs heures pour ne plus être dans ce véritable état de choc. Je suis soulagée d’un poids, car j’avais peur d’avoir un problème à l’utérus. Je vois le verre à moitié plein. Je suis plutôt sereine. Je ne crains pas la GEU, je crains plutôt qu’il arrête son développement, mais je me persuade qu’il n’a aucune raison de le faire. C’est le bon petit esquimau. C’est notre tour ça y est ! L’attente jusqu’à la prise de sang, va être plus douce.

Deux jours plus tard, accidentellement, je me tord la cheville. On va à l’hôpital, je n’ai pas de fractures ouf. C’est juste une contusion bénigne, 3 jours de repos et ce sera remis en place. Je parle évidemment de ce début de grossesse. L’urgentiste, nous dit de faire attention aux tests pipi car ils peuvent être positif si on a un reste d’hcg dans le sang. Je lui dit que je n’ai pas eu d’ovitrelle car il s’agit d’un TEC sur cycle artificiel. Elle n’y connaît rien mais elle nous fou le doute quand même. On finit par aller chercher un autre test dans une pharmacie. Il est toujours positif, mais vu qu’il s’agit d’un test d’une autre marque, la 2ème barre n’est pas aussi foncé que le premier test. Psychose quand tu nous tiens.

On s’arrête là pour le psychotage. Je me détends au bord de la piscine. Je médite. J’écoute de la musique de relaxation. Tout va bien se passer. Les premiers symptômes sont là. J’ai une pesanteur dans l’estomac presque en continu. Je fait des petits rots. Désolé c’est pas glamour. J’ai des douleurs ligamentaires, et mes seins me lancent de temps en temps. Je fais pipi comme une vache, genre à chaque gorgée d’eau fraîche, c’est affolant.

On y est. C’est le jour J. Nous sommes le 24 juin 2019. Nous sommes à 11 jours post transfert de notre blasto d’amour. Ma prise de sang est prévue ce matin. Je suis plutôt sereine mais le stress est quand même présent. C’est normal, c’est juste humain. On va dans un laboratoire de St Raphaël, qui s’appelle Bioesterel, en rapport avec le massif de l’Estérel et sa roche rouge. C’est jolie comme nom de labo. J’espère avoir rapidement le résultat. On passe en priorité devant au moins 15 personnes. On a pas trop compris pourquoi, mais tant mieux. Les dés sont jetés. Sur le parking, trois pingouins sur un pare soleil nous font de l’œil, comme un signe du destin. On a eu 3 blastos vitrifiés lors de cette FIV2.

Et le voilà, le résultat tant attendu.

C’est positif ! 100 mUi

Bon sur le moment, on se dit que s’est un peu bas pour 16 dpo, mais le principal c’est qu’il est bien là. Je t’en prie. Accroches toi mon petit embryon.

À suivre..

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FIV2 / TEC n °1 : protocole artificiel, c’est que du bonheur !

À la fin du rendez chez notre Gynéco après l’échec de FIV2, on lui demande si c’est possible de faire le prochain TEC sur un cycle artificiel. J’en avais déjà eu deux, sur cycle naturel. Tout les deux négatifs. La 2ème à même failli être annulé à cause d’une ovulation assez merdique et un oestradiol bas. Elle me réponds, qu’elle ne voit pas trop l’intérêt car j’ovule naturellement, mais qu’elle veut bien que l’on essaye. Elle me prescrit du provames 2 fois par jour.

On comme ce protocole en étant plutôt serein. C’était inattendu car on pensait faire un cycle de pause pour faire des examens, mais la gynéco n’en voit pas l’utilité pour le moment. Le premier contrôle écho a lieu à j13. Il se passe bien. Mon endomètre est à 7,4 mm et mes ovaires sont bloquées. Alléluia. Pour la première fois, depuis 3 ans, je ne vais pas ovuler sur ce cycle. Ça me soulage car naturellement, on a toujours cette peur profonde de la GEU sur ma trompe restante. Le provames ne me donne pas trop d’effets secondaires. La gynéco augmente la dose à 3 comprimés par jour. Trois jours plus tard, un bel endomètre triple feuillet à 9,4 mm. Le transfert est programmé. Je commence la progestérone dès le lendemain. J’ai d’ailleurs demandé de l’utrogestan au lieu de son générique pour essayer. Ça coûte pas grand chose.

Pour la première fois, j’ai pris de l’aspegic nourrison depuis j1. J’essaie également l’accuponcture sous protocole spécialement pour ce transfert. J’ai fais deux séances de 20 minutes la semaine avant le transfert, une séance le jour du transfert et une séance 4 jours après le transfert. Ça m’a beaucoup détendu.

Nous sommes le 13 juin 2019, c’est le jour du transfert de notre petite mûre blasto. On est soulagé, il est très beau et continue de se développer. Les médecins sont très confiants, et ça fait du bien.

Le lendemain du transfert, je décide d’écouter des musiques de relaxation. Je médite. Je me sens bien.

FIV2 / TEC n°1 : l’attente.. 30°C à l’ombre et les pieds dans l’eau.

Ce transfert, on a envie de le vivre autrement. On y croit sans y croire. C’est dur à expliquer. Et puis après plusieurs échecs, l’enthousiasme de la première fois à disparu. On y croit très fort mais on ne se met pas la pression. On a la chance d’avoir encore 2 petits esquimaux sur la banquise, donc pas de stress. Chéri me touche le ventre tous les soirs depuis le transfert. Le lendemain, il a même senti quelque chose d’étrange. Comme une sensation sous sa main d’une énergie différente. Il m’a dit, il est là et il va s’accrocher.

Chéri est en congés. On décide, du jour au lendemain de partir dans le Sud pendant 10 jours. Je n’ose pas faire trop d’efforts, pas trop me baigner. Ne pas boire d’alcool. C’est pas des vacances normale, pour nous qui avons plutôt l’habitude de faire plein d’activités et de profiter de la vie. Je me retrouve à lézarder sur un transat au bord de la piscine.

Aujourd’hui, on est le 20 juin 2019. Nous sommes à St Raphaël, depuis 2 jours. Il fait beau et très chaud. On est heureux d’être là, mais cette attente nous contrarie. Enfin surtout moi. Elle est terrible cette attente. Cette nuit, j’ai très mal dormi. Réveillée plusieurs fois, je cogitais, pensant que c’était négatif. Je pensais déjà à l’après. J’ai fait un rêve étrange. Mon chéri me quittais pour une autre fille et la FIV n’avait pas marché. Je me vois pleurer toutes les larmes de mon corps. Je me réveille en pleurant. Je déteste ce genre de rêve. J’en fait rarement d’aussi réaliste et triste. Chéri me rassure. Ce matin là on décide, en commun accord, de faire un test de grossesse afin d’être fixé. Je suis persuadée qu’il va être négatif car j’ai des douleurs de règles. Ça me mine le moral. Je suis sûre que ça n’a pas marché alors que 2 jours avant je pensais l’inverse. Je n’ai pas mal aux seins. Je n’ai plus d’aigreurs d’estomac. J’ai chaud, mais en même temps, il fait très chaud dans le sud. À part ça, je me sens bien. Dans ma tête, je fais ce fichu test, comme ça je pourrai profiter du bar et faire du jet ski. À 7 jours post transfert de notre petite mûre, un test devrait être fiable. Il est 9h. On trouve une petite pharmacie dans le quartier du Boulouris à St Raphaël. Je demande le test le moins cher. On rentre à l’appartement. On va déjeuner tranquillement. Mon homme me demande si je fait le test en rentrant. Je lui réponds : non, je peux attendre ce soir. Il insiste à plusieurs reprises et me dit de le faire, un point c’est tout. Bon, OK. Je m’exécute.

Bilan post FIV n°2, et ça continue encore et encore..

Après la non accroche de notre blasto warrior, comme toujours, on veut rebondir vite, très vite même. Le lendemain du résultat, j’ai réussi à choper un rdv gynéco suite à un désistement. On a rien sans rien. Je ne sais pas d’où me vient cette force, mais je m’impressionne parfois. La gynéco était plutôt surprise de nous revoir aussi rapidement. On lui a fait part de nos inquiétudes suite à ce 3 ème transfert négatif (2J3-1J5-1J5). On souhaite faire des examens complémentaires car on a peur d’éventuels problèmes au niveau de mon endomètre.

Carences en vitamines ? Je prends pas mal de compléments alimentaires en vitamines et antioxydants depuis plusieurs mois, en plus du traitement d’acide folique. J’ai une alimentation plutôt équilibrée (un peu trop de sucre mais c’est dur de s’en passer). Ma gynéco ne pense pas qu’il y ai de déséquilibre à ce niveau là. Je vais continuer mes compléments alimentaires (gynéfam, spiruline, acide folique et huile d’onagre) et essayer en plus des gouttes de vitamines D (important pour l’implantation embryonnaire). Je pense demander un bilan complet à mon médecin traitant.

La progestérone est-elle assez efficace ? Selon elle, je n’ai pas de problème lié à la progestérone car j’ai eu 3 débuts de grossesses naturelles. Les apports en progestérone par médicaments, c’est un plus.

Rejet d’embryon ? Ma gynéco ne pense pas, car j’ai eu zéro accroche. Les bilans d’anticorps spécifiques sont donnés en cas de fausses couches à répétition. Elle ne m’a pas parlé de biopsie matrice lab pour le moment.

Une infection de l’endomètre ? J’ai des règles normales et régulières, de 4 jours environ, et pas très abondantes. Elles ne sont pas très douloureuses. Je n’ai aucun spotting avant les règles, ni saignements entre les règles. Je n’ai pas de pertes vaginales anormales ou malodorantes. Je n’ai pas de grosses douleurs abdominales. Ma gynéco ne pense pas à une infection. Elle note que si nos esquimaux ne s’accrochent pas, on réalisera une hystéroscopie avec biopsie par curetage de la paroi utérine, afin de vérifier que je n’ai pas d’infection. Cette intervention est pratiquée avant une 3ème tentative dans mon centre, car le curetage augmente les chances d’implantation pour le transfert suivant. On va quand même faire un dépistage sur le col et dans les urines du chlamydia, au cas où, il serait revenu, mais il détruit les trompes et pas l’endomètre.

Un problème lié à ma trompe restante ? Je n’ai plus qu’une seule trompe. Elle a été fragilisée par ma première GEU en novembre 2017. La gynéco nous parle d’hydrosalpinx. Elle n’a rien vu lors de l’échographie 3D pré-fiv, ni lors des échos de contrôles pendant les stimulations. Elle nous dit qu’une hydrosalpinx se voit en échographie, et qu’elle peut être néfaste à l’implantation d’un embryon car un liquide inflammatoire coule dans la paroi utérine. Elle me prescrit une IRM pelvienne, afin de vérifier. Elle peut être minime et visible alors lors de l’IRM. Si c’est le cas, elle n’empêche pas une nidation, et elle peut être éventuellement réparé avec une chirurgie plastie tubaire. Néanmoins, si une hydrosalpinx importante est découverte, elle nous parle d’une intervention pour faire retirer ma trompe restante. C’est la douche froide. J’ai vraiment peur de me retrouver sans trompe. Heureusement, la gynéco me rassure car elle en doute fortement, étant donné, qu’on ne voit strictement rien en échographie et que le compte-rendu de ma coelioscopie de mai 2018 lors de ma 2ème GEU, ne relève pas d’hydrosalpinx ou de dilation de ma trompe restante. Quoi qu’il en soit, je ferai cette IRM si nos petits esquimaux ne s’accrochent pas.

Un problème de vascularisation de mon endomètre ? Mon bilan sanguin et de mutation génétique est bon. Elle n’est pas inquiète car mon endomètre est toujours de bonne épaisseur (vers les 9-10mm lors du déclenchement), et il est en aspect triple feuillet. Que demander de plus ?! Bah simplement qu’un embryon s’y accroche et se développe correctement pour devenir un beau bébé en pleine forme ! Elle me dit que scientifiquement, ce n’est pas prouvé que l’aspegic aide à l’implantation. Je vais quand même en prendre pour essayer. Qui ne tente rien, n’a rien !

La gynéco nous parle de médecines parallèles. Eh oui, c’est un peu surprenant mais ça fait plaisir de voir qu’elle est ouverte à ce type de pratique. Elle me parle de séances chez l’ostéopathe (déjà fait), d’aller voir un hypnothérapeute (déjà faut aussi), de faire des séances d’acuponcture (déjà fait mais pas juste avant et juste après le transfert), et de luminothérapie. On va continuer tout ça !

On a la chance, d’avoir trois beaux blastos esquimaux qui nous attendent. La gynéco est confiante et rassurante. On peut essayer un autre protocole TEC. Elle est ouverte à tout (artificiel, stimulé ou naturel). Nos deux premiers TEC sur cycle naturel n’ont pas fonctionné. J’aimerai essayer sur cycle artificiel malgré le fait que j’ovule bien naturellement. On veut tout essayer. On y croit encore, et de plus en plus fort.

FIV n°2 : nouveau protocole, nouvel espoir ! (Part 3)

Depuis que tu es en moi, petit être, il n’y a pas une journée sans que je ne pense à toi. Je me demande si tu vas bien, si tu te développes bien. Mon petit nid douillet, je l’imagine dans une mer de nuage. Une petite brise, aux couleurs de l’arc-en-ciel, t’emmène délicatement vers un joli nid de paille posé sur un nuage blanc. Mon petit poussin, accroche-toi de toutes tes forces dans ce joli nid qui est le tien. Des oiseaux chantent autour de toi, et de magnifiques fleurs flottent dans l’air. A l’horizon, une petite barrière en bois se dresse, et empêche l’accès à un trou noir représentant ma trompe gauche restante. Cette image, je l’ai pensé, lors d’une séance avec mon hypnothérapeute quelques semaines plus tôt. Elle m’avait demandé d’imaginer mon utérus comme un endroit joli et accueillant. Je demande tous les jours à mon corps de t’accueillir avec amour et bienveillance. J’ai la positive attitude, et ça fait un bien fou. Pour en revenir aux choses sérieuses, je vous détaille, ci-dessous, jours après jours les symptômes/ressentis que j’ai pu avoir durant cette attente.

5 jours post ponction : transfert de notre blasto warrior =))

- ventre gonflé et douloureux surtout au niveau des ovaires
- aigreurs d'estomac mais ça s'atténue progressivement
- quelques douleurs de règles très légères post transfert
6 jours post ponction : 

- tiraillements dans le bas ventre
- ventre qui dégonfle 
7 jours post ponction : 

- tiraillements dans le bas ventre plus intenses
- douleurs dans le bas du dos
- mes ovaires et mon estomac ne me font plus mal
8 jours post ponction (10 jours post ovitrelle) : 

- tiraillements dans le bas ventre et dos qui vont et viennent
- quelques décharges électriques au niveau du pubis
- fatigue
9 jours post ponction : 

- tiraillements dans le bas ventre et dos intenses
- ovaires qui travaillent
- fatigue
- retour des aigreurs d'estomac (pesanteur constante)
- boutons rouges et douloureux sur mon visage
- bouffées de chaleur
- migraine au réveil assez forte
- ça me lance sur les côtés des seins
10 jours post ponction : 

- tiraillements dans le bas ventre et dos qui vont et viennent
- décharges au niveau du pubis
- fatigue
- insomnie de presque 4 heures cette nuit
- estomac douloureux car pesanteur constante
- perte d'appétit
- acné toujours présent
- bouffées de chaleur
- seins de plus en plus douloureux sur les côtés
- poitrine lourde et tétons sensibles
11 jours post ponction :

- toujours des douleurs aux seins
- poitrine lourde et sensible
- mon estomac est moins douloureux
- bouffées de chaleur
- douleurs aux ovaires
12 jours post ponction : 

Depuis 2 jours, je commence à douter. L'angoisse monte.
J'ai peur de me croire enceinte pour rien.
On décide de faire un test de grossesse. 
Après quelques doutes sur un test qui laisse entrevoir une micro barre très pâle.
J'en refait un dans la soirée qui est bel et bien négatif. 

- véritables douleurs de règles de plus en plus fortes
- douleurs sur le côté des seins (presque sous les aisselles)
- aigreurs d'estomac
13 jours post ponction :

Test toujours négatif. J'arrête la progestérone.

- fortes douleurs de règles
14 jours post ponction :

- douleurs de règles intenses et début des saignements 

Je décide d'aller faire la prise de sang. 
C'est négatif. Hcg < 0,6 mui. 

Conclusion :

  • Le test pharmaprix acheté pourtant en pharmacie, c’est de la vrai daube (faux positif à tous les coups). Le meilleur rapport qualité/prix, selon moi, ce sont les tests de chez Action. Et surtout ne pas loucher comme des dingues, et s’imaginer des barres fantômes. Faire un test la veille ou l’avant veille de la prise de sang me permet de me donner une idée du résultat plus rapidement. Je tombe de moins haut en cas d’échec, car j’y ai cru moins longtemps. J’en ai toujours fait, et j’ai du mal à m’en passer. Comment vous faîtes pour ne pas craquer ?
  • Ne pas se fier aux symptômes. J’en ai eu énormément, et de différentes intensités. C’est fou comme mon corps réagit. Pourtant, post ponction, je n’avais que de la progestérone (duphaston 3 fois par jour). J’étais peut être tellement convaincu que ça marcherait, que mon cerveau me provoque des vrais symptômes car je lui envoie le message que je suis enceinte. Ça, on le saura jamais. Vous aussi, vous avez autant de symptômes post transfert ?

Je guette les désistements sur Doctolib depuis que je sens le négatif. Par « miracle », une place se libère pour demain. C’est mieux que d’attendre le mois juillet. On ne souhaite pas commencer tout de suite les transferts de nos 3 blastos esquimaux. On veut absolument, avoir des examens complémentaires pour savoir ce qui se passe dans mon utérus. On ne lâchera pas si près du but. Affaire à suivre..

FIV n°2 : nouveau protocole, nouvel espoir ! (part 2)

Nous sommes mi-avril. C’est le printemps, les oiseaux chantent et le soleil brille. L’espoir renaît en nous. On décide avec Chéri, d’aller demander un second avis médical dans un grand centre sur Paris (à l’hôpital Foch de Suresnes) à 3 heures de route. Les délais sont très rapides. Ce rendez-vous se passe bien. La gynéco est plutôt optimiste et nous a beaucoup rassuré. Elle a évoqué surtout que vu notre parcours, nous aurions accès au Time-lapse. C’est-à-dire, un embryoscope dernier cri, qui filmerait nos petits embryons 24h/24 afin d’analyser au mieux leur développement sans les déranger. Cette technologie permettrait de mieux sélectionner l’embryon à implanter. Ce n’est pas miraculeux mais ça pourrait nous aider. Elle a évoqué également, un autre protocole avec prise de pilule en amont pour reposer mes ovaires. Elle nous a prescrit plusieurs examens, dont certains sont nouveaux. « Si ça ne fonctionne pas chez nous, on peut fermer le centre ! ». Ces paroles, pas vraiment professionnelles pour un médecin, nous ont rempli d’espoir.

Avec chéri, et après quelques jours de réflexion, on a dû faire un choix. Ce n’était vraiment pas simple, soit donner une dernière chance à notre centre actuel, soit partir et aller vers le renouveau. On a finalement choisi de faire une dernière tentative dans mon centre actuel et d’essayer le nouveau protocole pour ne pas avoir de regrets. Malgré 3 tentatives ratées, nous sommes seulement en FIV 2 pour la sécu et ça nous rassure.

° Stimulation ovarienne.. plus c’est long, plus c’est bon !

Nous sommes à J21 de mon cycle. Je commence le synarel avec 2 pulvérisations le matin et 2 pulvérisations le soir. C’est un spray nasal, oui, ça monte plus vite au cerveau. Son rôle est d’inhiber mon hypophyse pour que mes ovaires freinent la production de follicules. Ce produit me donne pas mal d’effets secondaires : insomnies, fatigue, aigreurs d’estomac, nausées, bouffés de chaleur de dingue, libido en folie, boutons rouges à des endroits inhabituels et légères douleurs en continu dans le bas du ventre. Heureusement, 10 jours plus tard, mes règles sont arrivées à l’improviste, un peu en avance. On commence les injections de menopur. C’est moins évident qu’avec les stylos pré-remplis. Mon chéri passe en mode infirmier, et il se débrouille très bien malgré qu’il ne soit pas du métier. J’ai de la chance de l’avoir. Il n’a jamais raté aucune injection. Tout se passe bien, lors du premier contrôle, on a pas mal de follicules et assez homogènes par rapport à d’habitude. Et surtout, je n’ai aucun kyste par rapport aux deux dernières tentatives. Je réagis vite au traitement (comme d’habitude). Lors du second contrôle, tout mes follicules sont matures. J’en ai 16 entre 17mm et 20mm, et 6 autres un peu plus petit. J’ai très peur de refaire une hyperstim. Les minutes sont longues avant d’avoir le résultat de mon estradiol. Alléluia ! 3671 pg/ml, c’est très bien, comparé au 6700 pg/ml le jour du déclenchement en janvier dernier. Je vais frôler l’hyperstim mais ça ira. On me déclenche avec ovitrelle, le soir même. Premier bilan positif : pas de kyste, plein de follicules matures et homogènes, un estradiol dans les clous vu le nombre de follicules. On est hyper positif !

° Ponction d’ovocytes comme une lettre à la poste !

Nous sommes à J12 de mon cycle, et c’est le grand jour. On est pressé d’en finir. C’est notre 4ème ponction dans cette clinique, on a l’habitude. Tout se passe bien, l’anesthésiste me pose la perf au bloc, comme d’hab. Je me réveille, on me donne du topalgic pour atténuer les douleurs. J’ai beaucoup moins mal que la dernière fois. C’est étrange, mais je me sens en pleine forme. Mon homme va faire son affaire et revient avec une bonne nouvelle. Second bilan positif : on a 20 ovocytes de récoltés sur 24 follicules, aucun n’est lysé. On est soulagé, encore une étape de passée.

° Des embryons en voici, en voilà !

J2 post-ponction, on attend l’appel avec impatience. Surtout que la gynéco a prévu exceptionnellement un transfert à J2 pour la première fois. En fait, J3 tombe un dimanche et mon centre ne fait aucun transfert de J3 le dimanche. J’étais très contente de pouvoir avoir un transfert à J2. Vu nos difficultés à avoir des embryons de qualités qui survivent en culture prolongé, je me dis que dans mon utérus, ils seront forcément au bon endroit. On avait prévu d’en mettre deux à J2. Comme d’habitude, rien ne passe comme prévu dans un parcours PMA. 8h45, la secrétaire appelle et me dit « Bonjour, vous avez 6 embryons. On vous rappelle mardi pour vous donner l’heure du transfert. »Euh, c’est une blague ! Je lui demande si c’est la qualité qui est médiocre à J2 pour devoir attendre jusqu’à J5. Elle ne sait pas me répondre. Je décide d’appeler la biologiste. Très gentille, elle nous explique que la secrétaire a mal compris. Elle évoque que sur 20 ovocytes, on en a 17 de fécondables. 14 embryons se sont formés à J2 dont 8 de bonnes qualités. Les 6 autres sont soit en retard, soit de mauvaise qualité. Elle m’explique qu’aucun des 8 ne se démarquent. Ils ne peuvent pas en choisir 2 à l’heure actuelle, et vu leur nombre, ils ont pris la décision de les pousser en culture prolongé. Je lui parle de mes inquiétudes vu que nos 2 premières tentatives n’a aboutit à aucun transfert de blasto, et que la 3ème, on en a eu 1 seul. Un peu en colère, je lui dit que c’est risqué de changer de stratégie et que je n’hésiterai pas à changer de centre si mardi je n’ai pas de transfert. Elle me dit qu’ils sont confiants et qu’elle comprend notre colère. Nous voilà parti pour 3 jours d’attente. Trois jours où je suis ailleurs, dans mes pensées. Je suis là, sans être là. J’y pense le moins possible. Et nous voilà, le jour tant attendu. Mon homme est en repos. 8h23, je me lève et va faire pipi. Mon téléphone sonne, je remonte tout courant, et loupe l’appel. Mon homme se réveille difficilement. La secrétaire insiste et me rappelle. » Bonjour Madame, je vous appelle pour vous confirmer que vous aurez une transfert aujourd’hui à 13h30. C’est une bonne nouvelle, c’est pourquoi j’ai insister. » Je la remercie du fond du coeur. On aurait pas pu rêver d’un meilleur réveil. Cette journée commence bien. Après un bon repas dans une brasserie, on arrive au centre de PMA. On donne nos pièces d’identités à la secrétaire. Je lui demande si elle sait combien d’embryons nous avons car on ne nous a rien dit, et que cela conditionnera le nombre à implanter. Elle me répond gentiment, que nous avons 4 beaux blastos ce matin. 1 d’entre eux me sera transféré, et les 3 autres ont été vitrifiés. La biologiste a décider d’en transférer un seul vu mon âge (28 ans, mouais je ne sais pas si il y a vraiment un âge pour avoir des jumeaux) et surtout car il est de très bonne qualité et est presque prêt à éclore (type B4 proche du B5). Je peux vous dire qu’un profond sentiment d’apaisement m’a enveloppé, et m’enveloppe encore aujourd’hui. Troisième bilan positif : on a réussit à avoir 4 très beaux blastos (en réalité 6 blastos mais 2 n’étaient pas assez beaux pour être vitrifiés). On a jamais eu d’aussi bon résultat.

C’est un petit miracle car avec du recul, on revient de loin ! On ne saura jamais si ces résultats viennent du nouveau protocole, de notre cure d’anti-oxydant, des séances d’ostéo et d’hypnose ou encore du fait que je ne travaille plus. Un mélange d’un peu tout ça je pense. Chaque fiv se suivent, mais ne se ressemblent pas. Je ne sais pas encore si ce petit blasto d’amour en moi va devenir mon bébé, mais j’y crois du plus profond de mon être.

FIV n°2 : nouveau protocole, nouvel espoir ! (part 1)

Après l’échec d’implantation de notre petit blasto esquimau, on s’est senti perdu dans les méandres de ce parcours. On s’est posé 1001 questions. Pourquoi nos 3 embryons miraculeux ne se sont pas accrochés dans mon bidon ? Est ce que j’ai fait quelque chose de mal ? Un peu trop d’efforts ou pas assez d’efforts ? Est-ce dans mon utérus qu’il y a un problème ? On a tellement eu de mal à les avoir ces petits brybrys qu’on en voulait au monde entier. D’un autre côté, on mettait fin à une tentative qu’on peut qualifier de dé-sas-treuse. Et ça nous a soulagé. Cette FIV 1 a été une vrai catastrophe, avec deux tentatives sans transfert embryonnaire et une hyperstim après la 3ème ponction. Se lancer dans une 4ème tentative (FIV2, merci la sécurité sociale et vive la France !) devait impérativement se faire sous le signe du changement. C’était obligatoire. Il fallait que quelque chose change.

J’ai réussi à obtenir un rendez vous chez notre gynéco très rapidement. Je l’ai senti véritablement désemparé. Elle a avoué qu’on était un cas très compliqué. J’ai des ovaires imprévisibles, et qui réagissent trop bien même avec une faible dosage (peut être à cause d’un sOPK selon elle). On a beaucoup d’embryons mais la qualité n’est pas au rendez vous. Depuis le début, elle m’a prescrit des protocoles courts antagonistes. Ils sont plutôt adaptés aux bonnes répondeuses (comme moi apparemment). Je lui demande si on ne peut pas changer de façon de faire, essayer quelque chose d’autre. Elle me parle de protocole long agoniste mais qu’il y a un risque plus important d’hyperstimulation. Je lui dit : « pourquoi pas ? on verra bien ce que ça donne ». Il consiste à freiner ma production de follicules dès J21 avec synarel (spray nasal oui c’est chelou !) et de commencer la stim dès le premier jour des règles avec menopur en 112,5 ui. On va mettre tout mes follicules au même niveau sur la ligne de départ et les faire grossir petit à petit. C’est une première pour moi ce genre de protocole. Ma première fois avec synarel et menopur également. Ça me redonne du baume au coeur. Il faut tout essayer de toute façon.

Du changement, également, dans notre façon de vivre. J’ai décidé de rester en arrêt maladie afin d’être totalement déconnectée de la vie stressante d’un poste à responsabilité dans une grande entreprise. Mon médecin traitant est au petit soin avec moi. Je dois consulter un médecin conseil dans le cadre de mon travail, et lui aussi me soutient à 200 %. FIV et boulot stressant et prenant, ne font pas bon ménage. Me voilà soulagée d’un poids.

Avec chéri, on a décidé de faire plus attention à notre alimentation, et de mieux la varier. On a la volonté de s’améliorer, c’est déjà ça. On fait plus attention la semaine à ne pas se faire de repas trop gras, et le weekend on profite bien, comme ça exit les frustrations. On est en léger surpoids, alors ça ne peut pas nous faire de mal !

Si je vous dit : proxeed, co-enzyme Q10, spiruline, gynéfam, bétasélen, j’en passe et des meilleurs, ça vous parle ? En gros, après des heures de recherches chez notre meilleur ami Google, on a décidé de se gaver de vitamines et antioxydants en tout genre afin d’améliorer la qualité de nos petites gamètes avant cette 4ème tentative. Pour booster les petits soldats de chéri (qui en soit, sont plutôt performants d’après nos examens), une cure d’anti-oxydant fera l’affaire (bétasélen, spiruline et co-enzyme Q10). Et pour améliorer la qualité de mes petites ovules, vitamines et anti-oxydants sont au programme (gynéfam, spiruline, proxeed, huile d’onagre et co-enzyme Q10). J’avoue que c’est un petit investissement, mais, sait-on jamais, ça vaut la peine d’essayer.

FC précoce..c’est triste mais la machine fonctionne !

Ça s’est passé en mai 2017. Il y a 2 ans pile poil à l’heure où je vous écris. Cela faisait 11 mois que j’avais fait retirer mon stérilet. On venait de faire nos premiers examens pour l’infertilité. Ma radio des trompes n’avait révélé aucun problème, et le spermogramme de chéri était juste parfait. Le cycle qui a suivi ma radio des trompes était relativement bizarre. Je me souviens avoir eu pour la première fois des pertes marrons en plein cycle, aux alentours de J10 J11. J’ai fait appel à mon ami Google, et ai découvert un tas de signification. La plus appropriée était que ces pertes marrons seraient provoquées par mes ovaires au moment de l’ovulation. Une grande première ! Ces pertes n’étaient pas abondantes et ont disparues en une journée. Ouf ! 8 à 10 jours plus tard, rebelote ! Sur le coup, j’ai pensé à une infection peut être due à la radio des trompes du mois passé. Ces pertes ont duré plusieurs jours. Au bout de 2 jours, en rentrant du boulot, une lumière me passe par la tête ! Ni-da-tion. Ni une, ni deux, direction les WC pour faire un test de grossesse. A cette époque, j’en avais toujours en réserve, juste au cas où. Et là par magie deux belles barres se sont affichées ! Ça y est, mon premier test de grossesse positif après presque 1 an d’essai. J’étais la plus heureuse. Après avoir confirmé ce début de grossesse par un test digital, je l’ai annoncé à mon Chéri. On était sur un nuage. Je ne pensais plus aux pertes marrons, et ni au fait que je n’étais qu’à J20 de mon cycle. Le lendemain, je fais une prise de sang. Un joli taux à 122 ui ! La gynéco de l’époque nous avait prévenue qu’après une radio des trompes, certaines femmes tombent enceinte. J’y faisait partie ! Cela s’explique car le produit injecté dans les trompes, permet de les déboucher, et crée un chemin préférentiel pour les spermatozoïdes.

Je vais voir mon gynéco de ville, qui regarde mon utérus et ne voit rien de particulier mais vu mon stade de grossesse, c’est normal. Il me prescrit un deuxième contrôle Béta HCG. L’après midi qui a suivi ce rendez vous, je me suis senti étrange. Mon ventre était très dur, gonflé et douloureux. Après de grosses douleurs, je vois apparaître dans ma culotte, une goutte de sang rouge foncé. Rien à voir avec les pertes marrons eues auparavant. J’ai eu tout de suite un mauvais pressentiment. 48 heures plus tard, ce fut le drame. Mon Béta HCG est à 117 ui. Il stagne. J’appelle mon gynéco qui nous dit que ça n’annonce rien de bon. Il avait raison. Je fais une fausse couche précoce. Je n’ai rien pu faire. Une semaine plus tard, les saignements sont arrivées. J’ai eu très mal au ventre pendant plusieurs jours. Les saignements furent abondants. C’était l’enfer mais dans notre malheur, une lueur d’espoir est apparue. La machine fonctionne et ça me rassure énormément !

FIV 1 ter : de la lassitude, l’espoir renait.. ou pas !

On est en décembre 2018. C’est le mois que je préfère. Le mois des fêtes, des cadeaux, des bons repas, des feux de cheminées et de nos anniversaires à mon Chéri et moi. On est au fond du trou mais ce mois nous remonte le moral. Il passe vite, entre les examens médicaux et les préparatifs des fêtes. On apprend avant Noël que nos caryotypes sont bons et que le test de fragmentation du sperme de mon Chéri est nickel. Nous voilà, tout les deux rassurés. La gynéco me prescrit le même protocole que notre dernière tentative sauf que l’on commence avec un dosage à 150 ui au lieu de 125 ui. En prime, j’ai mes règles le jour de mon anniversaire. C’est un signe ! On décide de partir en weekend à Amsterdam juste avant la nouvelle année, et on commence les piqûres là bas.

° Stimulation.. RAB !

Je dois vous avouer que l’on est un peu blasé de tout ça. On commence les piqûres sans grande conviction. Parfois, on la fait dans la voiture au sous sol de notre hôtel, ce qui nous fait bien rire. On vit au jour le jour, sans penser à la finalité de cette tentative. On se sent tellement désemparé par nos deux premiers échecs, que l’on ne se pose plus trop de questions. Les fêtes nous font penser à autre chose. Le hic, oui, parce qu’il y a toujours un hic. C’est que lors du premier contrôle, on s’aperçoit que je réagis un peu trop au traitement. Mon estradiol est monté sur ses grands chevaux. On baisse le Pergoveris à 100 ui puis à 75 ui mais rien n’y fait. Mon estradiol a pris son envol. Le jour du déclenchement, ma prise de sang atteint 6700 pg/ml d’estradiol dans le sang. C’est juste énorme. La gynéco me prévient qu’on ne fera peut être pas de transfert d’embryons frais à cause du gros risque d’hyperstimulation. On est hyper déçue. Mais bon, la santé avant tout !

° Ponction d’ovocytes.. et une hyperstim’, une !

C’est parti, le grand jour est arrivé. La ponction se passe sous AG, et ça s’est bien passé. Mon angoisse de la perfusion est toujours présente. On me perfuse au bloc et l’anesthésiste est au petit soin. Je n’ai rien senti. Je m’endors profondément, espérant avoir de beaux ovocytes et de beaux futurs embryons. On récolte 16 ovocytes fécondables sur 21 ovocytes prélevés. On est très heureux mais je souffre le martyr. Je demande la double dose de topalgic en perfusion. Ça va mieux. On est autorisé à sortir. La gynéco m’avait prescrit un double déclenchement avec decapeptyl et ovitrelle afin de pouvoir potentiellement avoir un transfert frais selon mon état post ponction. Sauf que mon état est plutôt minable. Les cinq jours qui ont suivi la ponction furent interminables et terriblement douloureux. Les douleurs aigues à l’estomac, le ventre hyper dur et gonflé. Je marche difficilement. C’est très dure à vire car après 3 ponctions j’espérais avoir un transfert frais. Le bonne nouvelle dans tout ça, c’est que cette fois, nous avons quelques embryons de très bonnes qualités. Au total, sur 15 embryons à J2, la biologiste a pu congeler 2 très beaux embryons de 3 jours, et un beau blastocyste. La gynéco me parle d’un transfert sur le cycle naturel suivant. L’espoir renaît enfin en nous, et ça fait du bien.

° Transferts d’embryons congelés tant désirés.

Au chaud mes esquimaux ! On est en février et c’est vrai qu’il fait froid, très froid même. Les quelques épisodes neigeux nous font penser à nos 3 petits esquimaux plongés dans de l’azote liquide à -186 °C. Ce premier TEC se fera sur cycle naturel. Ça me va ! Pas de piqûres, pas de cachets, pas d’hormones, c’est le pied. Tout se passe bien, on piste mon ovulation naturelle. Elle arrive à J18 avec hormonalement tout ce qu’il faut. On fait quand même la piqûre d’ovitrelle afin de renforcer ma production de corps jaune. Ah, l’ovitrelle ! Il provoque tellement d’espoir mais il est si désespérant. Il me donne pas mal d’effets secondaires semblables aux symptômes de grossesse. C’est pour cela, que je fini par le détester. On décide de transférer nos 2J3. On croit très fort en eux. On se projette, un peu trop. Ça va marcher c’est sûre. Je suis au repos depuis ce transfert. Je suis même en arrêt maladie car je ne supporte plus de jongler entre le boulot et la PMA. Je passe 10 jours entre la canapé et le frigo. J’ai des symptômes qui vont et viennent. Sauf qu’au bout de quelques jours, je ne ressens plus rien du tout. Les symptômes ont disparues en même temps que l’ovitrelle dans mon corps. Et il emporte avec lui, tout mon espoir. J’avais raison. Il n’y a pas eu de miracle. Nos 2 esquimaux ne se sont pas accrochés. On se console dans l’idée que notre blasto warrior, unique rescapé à J5 de mon hyperstimulation, est peut être l’élu.

La gynéco décide de continuer les transfert sur cycle naturel. On entame le mois de mars, dans cette perspective. Cette fois, on est beaucoup moins optimiste. Le transfert n’a failli pas avoir lieu car mon estradiol a eu du mal à grimper naturellement. La gynéco était à deux doigts de tout annuler, et finalement a donné son accord pour le transfert avec un estradiol limite limite pour une ovulation de qualité. Bref. Notre blasto warrior dans mon bidon, et on décide de partir en weekend sur Paris. On profite en amoureux insouciant. On est très heureux, et à ce moment là, on pense secrètement à la réussite de ce transfert. J’y ai vraiment cru cette fois. Ah ce satané ovitrelle à la c** ! Pas de miracle, on doit tout recommencer, encore une fois.

FIV 1 bis repetita ou la désillusion.

Après un cycle de repos suite à notre ponction sans transfert, nous voilà reparti sur les chapeaux de roues. La gynéco a décidé de changer mon traitement. Je reste en protocole court, sans freinage des ovaires. Mais cette fois, aurevoir Gonal F, et bonjour Pergoveris. Elle m’annonce que c’est un produit qui coûte plus cher car il permet de stimuler la FSH mais également la LH donc ça améliore la phase de maturation ovocytaire. Avec ce produit, on devrait avoir de beaux ovocytes matures et donc de beaux embryons en pleine forme. On lui fait confiance à 300 %.

° Stimulation.. Que du bonheur !

Nous sommes en novembre 2018, et j’ai pris la décision de me consacrer à ce combat entièrement. J’ai demandé à mon médecin un arrêt maladie quelques jours avant la ponction jusqu’au résultat. Je veux être le plus détendue possible pour mettre toutes les chances de notre côté. On commence la stimulation dès J1, tout se passe bien. Pergoveris est un stylo, exactement comme le Gonal F. Facile et indolore, je commence à ressentir les premiers effets après 5 jours d’injection. Lors des échos de contrôle, on s’aperçoit que j’ai un kyste de 4 cm qui se développe. On a peur de devoir tout arrêter si le kyste grossit trop. Heureusement, 3 jours plus tard, il se résorbe. Alléluia! Place à la ponction. On croit en notre bonne étoile. Cette fois-ci c’est la bonne.

° Ponction sous AG.. Dodo l’enfant do !

J12, c’est le jour J et j’étais très anxieuse de devoir faire cette deuxième ponction. Pour rappel, lors de ma première tentative, l’anesthésiste n’a pas réussi à me passer le cathéter pour faire l’AG et la ponction sous AL a été très douloureuse. J’ai donc revue l’anesthésiste avant de commencer le protocole pour m’assurer qu’ils prennent toutes les précautions pour que j’ai droit à une AG cette fois. Et c’est ce qu’il s’est passé. L’anesthésiste a pris toutes les précautions pour y arriver. J’ai eu droit au gaz et ça m’a véritablement détendue. Je planais. C’était très agréable. La chose moins agréable, c’est qu’il a du me perfuser au niveau de la main dans une très petite veine. Quand le produit anesthésiant a été injecté, c’est comme si je sentais mon bras brûler de l’intérieur. Douleur atroce mais heureusement brève car au bout de quelques secondes, je partais dans les bras de Morphée. Le réveil fut plutôt agréable jusqu’à ce que les douleurs dans le bas ventre apparaissent. Merci la poche de glace ! Globalement, ça s’est plutôt bien passé cette fois. Les douleurs sont parties au bout de 2 jours, et la récolte fût plutôt bonne, car sur 11 ovocytes prélevés, 10 sont matures. Youpii !!!

° Résultats.. on touche le fond là.. vraiment ?!

Vous vous doutez bien qu’après les résultats catastrophiques de FIV 1, pour cette tentative le stress était à son apogée. J2 après la ponction, la secrétaire m’appelle pour me dire que l’on a 6 embryons fécondés sur 10 ovocytes matures. Aucune info sur la qualité. On est heureux car s’est 2 embryons de plus que sur notre dernière tentative. Je décide d’appeler la biologiste pour en savoir un peu plus. Je lui fais part de notre inquiétude d’attendre jusque J5 et de notre peur de n’avoir aucun blastocyste comme lors de FIV1. Elle me sors : « mais Madame, je ne suis pas devin. Je ne peux pas vous assurer que vous aurez un transfert dans 3 jours. Votre gynéco, n’a pas évoqué un changement de stratégie vis-à-vis de la culture prolongée. Sur la fiche, s’est indiqué un transfert de blasto donc je vous appelle dans 3 jours pour vous confirmer ou non le transfert. » Superrrrr! Je m’attendais à un minimum d’empathie et de compréhension. Mais apparemment, ce n’est pas donné à tout le monde! Bref. Elle m’indique quand même que nos 6 embryons sont de plutôt bonne qualité. Ils sont meilleurs que ceux de notre 1ère tentative. Je suis rassurée mais j’ai quand même un mauvais pressentiment. Les 3 nuits qui ont suivies, ont été très agitées. Insomnies ! C’est le jour J. J’ai une douleur dans le ventre assez intense. Cette boule de stresse s’intensifie plus on approche l’heure de l’appel. Il est 9h05 et un appel inconnu s’affiche sur mon téléphone. Étrange car ça aurait dû être le numéro du secrétariat qui aurait dû s’afficher. Je décroche, et c’est la biologiste en personne qui répond. Elle m’annonce qu’il n’y aura pas de transfert car aucun de nos 6 embryons ont survécus à ce jour. Leur développement s’est arrêté au stade d’embryon de 3 jours. On est sans voix ! Je ne sais même plus quoi répondre. Elle nous évoque peut être un problème de spermatozoïde. Elle demande que Monsieur arrête le tabac pour de bon. Elle nous dit que la gynéco va m’appeler pour nous prescrire quelques examens. On touche le fond.. vraiment. On se demande pourquoi la vie est si injuste avec nous. Qu’est ce qu’on a fait pour mériter ça ?! Quelques heures plus tard, ma gynéco m’appelle. On doit faire tout les deux nos caryotypes génétiques pour voir si il y a une anomalie, et Monsieur doit faire un test de fragmentation de l’ADN du sperme pour vérifier la qualité. A première vue, elle évoque que ça pourrait être due à un problème de sperme et que parfois malgré un spermogramme bon, la fragmentation peut être mauvaise. Elle nous parle même de FIV IMSI. Elle nous dit qu’on va pouvoir recommencer après un cycle de pause si on a reçu les résultats des examens. Ça nous reboost. On avance petit à petit. Si c’est vraiment ça le problème, il y a des solutions ! On va finir par y arriver. C’est sûre.