Premiers mois d’essais, premières prises de têtes ! J’ai des actions chez Clearblue.

Les premiers mois sans contraception sont vraiment les meilleurs. Le problème, c’est que plus le temps passe et plus cette insouciance disparait. Quand j’ai fait le choix de mettre un stérilet en cuivre, c’est notamment parce qu’aucun déséquilibre hormonal ne serait provoqué lors de son retrait. Ma gynéco de l’époque m’avait même dit que ce serait plus facile de tomber enceinte qu’après l’arrêt de la pilule. Euh..sans blague ?! Il faut avouer qu’à ce moment là, je pensais tomber enceinte dans les 3 mois après son retrait. La moyenne est entre 6 mois à 1 an. Et puis merde, ma mère a tellement eu de misères pour m’avoir, que c’est impossible que ça se répète. Pour nous, ça marchera du premier coup.

Pour mettre toutes les chances de notre côté, je commence à me renseigner sur comment mon corps fonctionne. C’est vrai qu’après 10 ans de contraception, avec aucune envie d’avoir un bébé, on oublie un peu comment ça se passe là dedans. Après trois cycles, je commence à suivre mon ovulation avec les courbes de températures. Mais c’était juste pour vérifier que tout allait bien ! Et puis, j’achète des tests d’ovulation. Vous savez, ces fameux tests qui détectent le pic de LH qui se produit la veille de l’ovulation. C’est hyper pratique! Deux belles barres, et une nuit de folie en perspective. Au début, tout ça, ça reste gentillet. Sauf que quand les règles sont là, c’est comme un coup de poignard. On se dit merde, y’a quelque chose qui cloche ou quoi ? On se sent désemparée.

Au bout de plusieurs mois, les premières prises de têtes apparaissent. J’y pense de plus en plus. Je commence à avoir un petit pincement au coeur lorsque l’on m’annonce une grossesse. L’envie est de plus en plus forte. Mon chéri, me répète en boucle que ça viendra quand ça viendra. Il ne souffre pas comme moi. Nos rapports sont de plus en plus calculés en fonction de mon cycle. Le piège se referme, et je me renferme sur moi. Le pire c’est le moment ou tu commences à cacher à ton homme, que tu as fait un test. Que ce soit au moment de ton ovulation, pour ne pas le « bloquer » dans nos rapports et ne pas lui mettre trop de pression. Ou bien à la fin du cycle, quand tu y crois très fort car tu as plein de symptômes et que pour lui faire une surprise, tu fais un tas de tests en cachette, espérant que deux belles barres s’affichent et qu’il soit l’homme le plus heureux de l’univers. Mais c’est toujours négatif. Ça devient un cercle vicieux, qui se répète, mois après mois, cycles après cycles. Le jour des règles, c’est la déprime totale. Mais paradoxalement, c’est aussi, le premier jour d’un nouveau cycle et d’un nouvel espoir de le finir avec un joli test de grossesse positif. Au bout de 15 jours, tu commences à faire tout un tas de tests d’ovulation. Tu espères qu’ils foncent de jour en jour jusqu’aux deux belles barres foncées. Et ce jour là, c’est la partie de jambes en l’air à ne pas rater. Sauf que parfois, tu la rates pour cause de fatigue. Et tu t’en veux terriblement. Et puis tu te dis que vous avez fait l’amour trois jours avant, et que vu la durée de vie d’un spermatozoïde, ça peut le faire. Une semaine plus tard, tu as plein de symptômes bizarroïdes et tu te dis que ça a marché. Sauf que tu fais un test, deux tests, trois tests. Tu commences même à voir des barres imaginaires, alors tu continues jusqu’à ce que tes règles arrivent. Et ça continue encore et encore.

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