FIV 1 ter : de la lassitude, l’espoir renait.. ou pas !

On est en décembre 2018. C’est le mois que je préfère. Le mois des fêtes, des cadeaux, des bons repas, des feux de cheminées et de nos anniversaires à mon Chéri et moi. On est au fond du trou mais ce mois nous remonte le moral. Il passe vite, entre les examens médicaux et les préparatifs des fêtes. On apprend avant Noël que nos caryotypes sont bons et que le test de fragmentation du sperme de mon Chéri est nickel. Nous voilà, tout les deux rassurés. La gynéco me prescrit le même protocole que notre dernière tentative sauf que l’on commence avec un dosage à 150 ui au lieu de 125 ui. En prime, j’ai mes règles le jour de mon anniversaire. C’est un signe ! On décide de partir en weekend à Amsterdam juste avant la nouvelle année, et on commence les piqûres là bas.

° Stimulation.. RAB !

Je dois vous avouer que l’on est un peu blasé de tout ça. On commence les piqûres sans grande conviction. Parfois, on la fait dans la voiture au sous sol de notre hôtel, ce qui nous fait bien rire. On vit au jour le jour, sans penser à la finalité de cette tentative. On se sent tellement désemparé par nos deux premiers échecs, que l’on ne se pose plus trop de questions. Les fêtes nous font penser à autre chose. Le hic, oui, parce qu’il y a toujours un hic. C’est que lors du premier contrôle, on s’aperçoit que je réagis un peu trop au traitement. Mon estradiol est monté sur ses grands chevaux. On baisse le Pergoveris à 100 ui puis à 75 ui mais rien n’y fait. Mon estradiol a pris son envol. Le jour du déclenchement, ma prise de sang atteint 6700 pg/ml d’estradiol dans le sang. C’est juste énorme. La gynéco me prévient qu’on ne fera peut être pas de transfert d’embryons frais à cause du gros risque d’hyperstimulation. On est hyper déçue. Mais bon, la santé avant tout !

° Ponction d’ovocytes.. et une hyperstim’, une !

C’est parti, le grand jour est arrivé. La ponction se passe sous AG, et ça s’est bien passé. Mon angoisse de la perfusion est toujours présente. On me perfuse au bloc et l’anesthésiste est au petit soin. Je n’ai rien senti. Je m’endors profondément, espérant avoir de beaux ovocytes et de beaux futurs embryons. On récolte 16 ovocytes fécondables sur 21 ovocytes prélevés. On est très heureux mais je souffre le martyr. Je demande la double dose de topalgic en perfusion. Ça va mieux. On est autorisé à sortir. La gynéco m’avait prescrit un double déclenchement avec decapeptyl et ovitrelle afin de pouvoir potentiellement avoir un transfert frais selon mon état post ponction. Sauf que mon état est plutôt minable. Les cinq jours qui ont suivi la ponction furent interminables et terriblement douloureux. Les douleurs aigues à l’estomac, le ventre hyper dur et gonflé. Je marche difficilement. C’est très dure à vire car après 3 ponctions j’espérais avoir un transfert frais. Le bonne nouvelle dans tout ça, c’est que cette fois, nous avons quelques embryons de très bonnes qualités. Au total, sur 15 embryons à J2, la biologiste a pu congeler 2 très beaux embryons de 3 jours, et un beau blastocyste. La gynéco me parle d’un transfert sur le cycle naturel suivant. L’espoir renaît enfin en nous, et ça fait du bien.

° Transferts d’embryons congelés tant désirés.

Au chaud mes esquimaux ! On est en février et c’est vrai qu’il fait froid, très froid même. Les quelques épisodes neigeux nous font penser à nos 3 petits esquimaux plongés dans de l’azote liquide à -186 °C. Ce premier TEC se fera sur cycle naturel. Ça me va ! Pas de piqûres, pas de cachets, pas d’hormones, c’est le pied. Tout se passe bien, on piste mon ovulation naturelle. Elle arrive à J18 avec hormonalement tout ce qu’il faut. On fait quand même la piqûre d’ovitrelle afin de renforcer ma production de corps jaune. Ah, l’ovitrelle ! Il provoque tellement d’espoir mais il est si désespérant. Il me donne pas mal d’effets secondaires semblables aux symptômes de grossesse. C’est pour cela, que je fini par le détester. On décide de transférer nos 2J3. On croit très fort en eux. On se projette, un peu trop. Ça va marcher c’est sûre. Je suis au repos depuis ce transfert. Je suis même en arrêt maladie car je ne supporte plus de jongler entre le boulot et la PMA. Je passe 10 jours entre la canapé et le frigo. J’ai des symptômes qui vont et viennent. Sauf qu’au bout de quelques jours, je ne ressens plus rien du tout. Les symptômes ont disparues en même temps que l’ovitrelle dans mon corps. Et il emporte avec lui, tout mon espoir. J’avais raison. Il n’y a pas eu de miracle. Nos 2 esquimaux ne se sont pas accrochés. On se console dans l’idée que notre blasto warrior, unique rescapé à J5 de mon hyperstimulation, est peut être l’élu.

La gynéco décide de continuer les transfert sur cycle naturel. On entame le mois de mars, dans cette perspective. Cette fois, on est beaucoup moins optimiste. Le transfert n’a failli pas avoir lieu car mon estradiol a eu du mal à grimper naturellement. La gynéco était à deux doigts de tout annuler, et finalement a donné son accord pour le transfert avec un estradiol limite limite pour une ovulation de qualité. Bref. Notre blasto warrior dans mon bidon, et on décide de partir en weekend sur Paris. On profite en amoureux insouciant. On est très heureux, et à ce moment là, on pense secrètement à la réussite de ce transfert. J’y ai vraiment cru cette fois. Ah ce satané ovitrelle à la c** ! Pas de miracle, on doit tout recommencer, encore une fois.

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