FC précoce..c’est triste mais la machine fonctionne !

Ça s’est passé en mai 2017. Il y a 2 ans pile poil à l’heure où je vous écris. Cela faisait 11 mois que j’avais fait retirer mon stérilet. On venait de faire nos premiers examens pour l’infertilité. Ma radio des trompes n’avait révélé aucun problème, et le spermogramme de chéri était juste parfait. Le cycle qui a suivi ma radio des trompes était relativement bizarre. Je me souviens avoir eu pour la première fois des pertes marrons en plein cycle, aux alentours de J10 J11. J’ai fait appel à mon ami Google, et ai découvert un tas de signification. La plus appropriée était que ces pertes marrons seraient provoquées par mes ovaires au moment de l’ovulation. Une grande première ! Ces pertes n’étaient pas abondantes et ont disparues en une journée. Ouf ! 8 à 10 jours plus tard, rebelote ! Sur le coup, j’ai pensé à une infection peut être due à la radio des trompes du mois passé. Ces pertes ont duré plusieurs jours. Au bout de 2 jours, en rentrant du boulot, une lumière me passe par la tête ! Ni-da-tion. Ni une, ni deux, direction les WC pour faire un test de grossesse. A cette époque, j’en avais toujours en réserve, juste au cas où. Et là par magie deux belles barres se sont affichées ! Ça y est, mon premier test de grossesse positif après presque 1 an d’essai. J’étais la plus heureuse. Après avoir confirmé ce début de grossesse par un test digital, je l’ai annoncé à mon Chéri. On était sur un nuage. Je ne pensais plus aux pertes marrons, et ni au fait que je n’étais qu’à J20 de mon cycle. Le lendemain, je fais une prise de sang. Un joli taux à 122 ui ! La gynéco de l’époque nous avait prévenue qu’après une radio des trompes, certaines femmes tombent enceinte. J’y faisait partie ! Cela s’explique car le produit injecté dans les trompes, permet de les déboucher, et crée un chemin préférentiel pour les spermatozoïdes.

Je vais voir mon gynéco de ville, qui regarde mon utérus et ne voit rien de particulier mais vu mon stade de grossesse, c’est normal. Il me prescrit un deuxième contrôle Béta HCG. L’après midi qui a suivi ce rendez vous, je me suis senti étrange. Mon ventre était très dur, gonflé et douloureux. Après de grosses douleurs, je vois apparaître dans ma culotte, une goutte de sang rouge foncé. Rien à voir avec les pertes marrons eues auparavant. J’ai eu tout de suite un mauvais pressentiment. 48 heures plus tard, ce fut le drame. Mon Béta HCG est à 117 ui. Il stagne. J’appelle mon gynéco qui nous dit que ça n’annonce rien de bon. Il avait raison. Je fais une fausse couche précoce. Je n’ai rien pu faire. Une semaine plus tard, les saignements sont arrivées. J’ai eu très mal au ventre pendant plusieurs jours. Les saignements furent abondants. C’était l’enfer mais dans notre malheur, une lueur d’espoir est apparue. La machine fonctionne et ça me rassure énormément !

10 mois sans l’ombre d’un début de grossesse.. Go Gynéco !

Au bout de la 10ème déception, j’ai réussi à convaincre mon chéri d’aller consulter. On y va juste pour se rassurer. On se dit qu’au moins, si tout va bien, ça débloquera peut être quelques chose en nous. Elle nous prescrit un tas d’examens, et me dit de commencer par la radio des trompes. Vous savez la fameuse hystérosalpingographie. Ce nom un peu barbare qui veut simplement dire « radio des trompes ». Elle nous dit que parfois, après cet examen, certaines femmes tombent enceinte. On la croit et on est encore plus enthousiaste.

C’est en avril 2016 que notre premier examen d’infertilité est effectué. Après avoir regardé sur internet en quoi consister cette radio des trompes. Je commence à avoir peur. J’entends dire que certaines ont si mal qu’elles font des malaises. C’est vraiment pas rassurant. Mon chéri décide de m’accompagner. Sa présence m’apaise. Le radiologue me fait monter sur une sorte de grande table haute avec un bras articulé au dessus pour prendre les clichés. Il insère le spéculum. Une petite toilette intime et fait quelques premiers clichés. Puis, il commence à injecter le produit à base d’iode afin de contrôler l’aspect de mon utérus et la perméabilité de mes trompes. C’est un peu douloureux mais rien d’exceptionnel. Il me demande de me tortiller dans différentes positions afin d’avoir différents clichés selon ma position. Tout se passe plutôt bien. Je me rhabille et le médecin m’annonce que tout va bien. Mon utérus est d’aspect normal et mes trompes sont fines et perméables. On est ultra soulagé.

Quelques semaines plus tard, c’est au tour de chéri de passer à l’action. Il doit effectuer son tout premier spermogramme. A vrai dire, il l’a assez mal vécu. Il s’est mis une pression de dingue. La peur d’être stérile le terrorise. On va dire qu’il n’a pas une hygiène de vie au top. Il fume depuis qu’il a 16 ans. Il travaille dans la poussière d’une aciérie et dans la chaleur. On s’est un peu laisser aller niveau poids combiné à une activité physique presque inexistante mise à part lors des travaux de rénovation de notre maison. On est plutôt bon vivant niveau bouffe et alcool. Et finalement, les résultats sont là. Tout va bien. Ses petits soldats vont très bien. C’est un véritable soulagement.

Premiers mois d’essais, premières prises de têtes ! J’ai des actions chez Clearblue.

Les premiers mois sans contraception sont vraiment les meilleurs. Le problème, c’est que plus le temps passe et plus cette insouciance disparait. Quand j’ai fait le choix de mettre un stérilet en cuivre, c’est notamment parce qu’aucun déséquilibre hormonal ne serait provoqué lors de son retrait. Ma gynéco de l’époque m’avait même dit que ce serait plus facile de tomber enceinte qu’après l’arrêt de la pilule. Euh..sans blague ?! Il faut avouer qu’à ce moment là, je pensais tomber enceinte dans les 3 mois après son retrait. La moyenne est entre 6 mois à 1 an. Et puis merde, ma mère a tellement eu de misères pour m’avoir, que c’est impossible que ça se répète. Pour nous, ça marchera du premier coup.

Pour mettre toutes les chances de notre côté, je commence à me renseigner sur comment mon corps fonctionne. C’est vrai qu’après 10 ans de contraception, avec aucune envie d’avoir un bébé, on oublie un peu comment ça se passe là dedans. Après trois cycles, je commence à suivre mon ovulation avec les courbes de températures. Mais c’était juste pour vérifier que tout allait bien ! Et puis, j’achète des tests d’ovulation. Vous savez, ces fameux tests qui détectent le pic de LH qui se produit la veille de l’ovulation. C’est hyper pratique! Deux belles barres, et une nuit de folie en perspective. Au début, tout ça, ça reste gentillet. Sauf que quand les règles sont là, c’est comme un coup de poignard. On se dit merde, y’a quelque chose qui cloche ou quoi ? On se sent désemparée.

Au bout de plusieurs mois, les premières prises de têtes apparaissent. J’y pense de plus en plus. Je commence à avoir un petit pincement au coeur lorsque l’on m’annonce une grossesse. L’envie est de plus en plus forte. Mon chéri, me répète en boucle que ça viendra quand ça viendra. Il ne souffre pas comme moi. Nos rapports sont de plus en plus calculés en fonction de mon cycle. Le piège se referme, et je me renferme sur moi. Le pire c’est le moment ou tu commences à cacher à ton homme, que tu as fait un test. Que ce soit au moment de ton ovulation, pour ne pas le « bloquer » dans nos rapports et ne pas lui mettre trop de pression. Ou bien à la fin du cycle, quand tu y crois très fort car tu as plein de symptômes et que pour lui faire une surprise, tu fais un tas de tests en cachette, espérant que deux belles barres s’affichent et qu’il soit l’homme le plus heureux de l’univers. Mais c’est toujours négatif. Ça devient un cercle vicieux, qui se répète, mois après mois, cycles après cycles. Le jour des règles, c’est la déprime totale. Mais paradoxalement, c’est aussi, le premier jour d’un nouveau cycle et d’un nouvel espoir de le finir avec un joli test de grossesse positif. Au bout de 15 jours, tu commences à faire tout un tas de tests d’ovulation. Tu espères qu’ils foncent de jour en jour jusqu’aux deux belles barres foncées. Et ce jour là, c’est la partie de jambes en l’air à ne pas rater. Sauf que parfois, tu la rates pour cause de fatigue. Et tu t’en veux terriblement. Et puis tu te dis que vous avez fait l’amour trois jours avant, et que vu la durée de vie d’un spermatozoïde, ça peut le faire. Une semaine plus tard, tu as plein de symptômes bizarroïdes et tu te dis que ça a marché. Sauf que tu fais un test, deux tests, trois tests. Tu commences même à voir des barres imaginaires, alors tu continues jusqu’à ce que tes règles arrivent. Et ça continue encore et encore.

Goodbye Mister Stérilet !

On est en avril 2016, et je viens d’apprendre que je n’ai pas la maladie génétique de mes cousins : le syndrome de Steinert. Une maladie, qui m’aurait diriger directement vers les FIV DPI. On s’y était préparé. C’est un soulagement. Le mois suivant, j’ai rendez-vous chez une gynéco de l’hôpital de ma ville pour retirer mon stérilet.

Pourquoi un stérilet ?

J’avais 20 ans et une relation stable. Je ne supportais plus la pilule, même micro dosée. J’avais pris du poids et beaucoup de migraines. Ma gynéco m’a proposé de mettre un stérilet en cuivre. Il s’agit d’un stérilet sans hormone tout petit. Il est spécialement conçu pour les femmes n’ayant jamais eu d’enfants. Fini la pilule tous les jours, c’était génial !

Le jour J est arrivé. Je m’assois sur la table. Elle insère le spéculum. Elle prend une pince et l’insère près de mon col pour retirer mon stérilet. Elle insiste. Rien n’y fait, j’ai hyper mal. Mon col se contracte. Elle n’arrive pas à l’enlever. Signe du destin, qui aurait pu nous faire comprendre qu’on allait galérer dans les mois à venir..
Elle me parle d’une future intervention sous anesthésie. C’est hors de question !

Trois semaines plus tard, j’ai rendez chez un gynéco d’un cabinet privé de ma ville. Un homme expérimenté, et en ni une ni deux, Goodbye Mister Stérilet !