Bilan post FIV n°2, et ça continue encore et encore..

Après la non accroche de notre blasto warrior, comme toujours, on veut rebondir vite, très vite même. Le lendemain du résultat, j’ai réussi à choper un rdv gynéco suite à un désistement. On a rien sans rien. Je ne sais pas d’où me vient cette force, mais je m’impressionne parfois. La gynéco était plutôt surprise de nous revoir aussi rapidement. On lui a fait part de nos inquiétudes suite à ce 3 ème transfert négatif (2J3-1J5-1J5). On souhaite faire des examens complémentaires car on a peur d’éventuels problèmes au niveau de mon endomètre.

Carences en vitamines ? Je prends pas mal de compléments alimentaires en vitamines et antioxydants depuis plusieurs mois, en plus du traitement d’acide folique. J’ai une alimentation plutôt équilibrée (un peu trop de sucre mais c’est dur de s’en passer). Ma gynéco ne pense pas qu’il y ai de déséquilibre à ce niveau là. Je vais continuer mes compléments alimentaires (gynéfam, spiruline, acide folique et huile d’onagre) et essayer en plus des gouttes de vitamines D (important pour l’implantation embryonnaire). Je pense demander un bilan complet à mon médecin traitant.

La progestérone est-elle assez efficace ? Selon elle, je n’ai pas de problème lié à la progestérone car j’ai eu 3 débuts de grossesses naturelles. Les apports en progestérone par médicaments, c’est un plus.

Rejet d’embryon ? Ma gynéco ne pense pas, car j’ai eu zéro accroche. Les bilans d’anticorps spécifiques sont donnés en cas de fausses couches à répétition. Elle ne m’a pas parlé de biopsie matrice lab pour le moment.

Une infection de l’endomètre ? J’ai des règles normales et régulières, de 4 jours environ, et pas très abondantes. Elles ne sont pas très douloureuses. Je n’ai aucun spotting avant les règles, ni saignements entre les règles. Je n’ai pas de pertes vaginales anormales ou malodorantes. Je n’ai pas de grosses douleurs abdominales. Ma gynéco ne pense pas à une infection. Elle note que si nos esquimaux ne s’accrochent pas, on réalisera une hystéroscopie avec biopsie par curetage de la paroi utérine, afin de vérifier que je n’ai pas d’infection. Cette intervention est pratiquée avant une 3ème tentative dans mon centre, car le curetage augmente les chances d’implantation pour le transfert suivant. On va quand même faire un dépistage sur le col et dans les urines du chlamydia, au cas où, il serait revenu, mais il détruit les trompes et pas l’endomètre.

Un problème lié à ma trompe restante ? Je n’ai plus qu’une seule trompe. Elle a été fragilisée par ma première GEU en novembre 2017. La gynéco nous parle d’hydrosalpinx. Elle n’a rien vu lors de l’échographie 3D pré-fiv, ni lors des échos de contrôles pendant les stimulations. Elle nous dit qu’une hydrosalpinx se voit en échographie, et qu’elle peut être néfaste à l’implantation d’un embryon car un liquide inflammatoire coule dans la paroi utérine. Elle me prescrit une IRM pelvienne, afin de vérifier. Elle peut être minime et visible alors lors de l’IRM. Si c’est le cas, elle n’empêche pas une nidation, et elle peut être éventuellement réparé avec une chirurgie plastie tubaire. Néanmoins, si une hydrosalpinx importante est découverte, elle nous parle d’une intervention pour faire retirer ma trompe restante. C’est la douche froide. J’ai vraiment peur de me retrouver sans trompe. Heureusement, la gynéco me rassure car elle en doute fortement, étant donné, qu’on ne voit strictement rien en échographie et que le compte-rendu de ma coelioscopie de mai 2018 lors de ma 2ème GEU, ne relève pas d’hydrosalpinx ou de dilation de ma trompe restante. Quoi qu’il en soit, je ferai cette IRM si nos petits esquimaux ne s’accrochent pas.

Un problème de vascularisation de mon endomètre ? Mon bilan sanguin et de mutation génétique est bon. Elle n’est pas inquiète car mon endomètre est toujours de bonne épaisseur (vers les 9-10mm lors du déclenchement), et il est en aspect triple feuillet. Que demander de plus ?! Bah simplement qu’un embryon s’y accroche et se développe correctement pour devenir un beau bébé en pleine forme ! Elle me dit que scientifiquement, ce n’est pas prouvé que l’aspegic aide à l’implantation. Je vais quand même en prendre pour essayer. Qui ne tente rien, n’a rien !

La gynéco nous parle de médecines parallèles. Eh oui, c’est un peu surprenant mais ça fait plaisir de voir qu’elle est ouverte à ce type de pratique. Elle me parle de séances chez l’ostéopathe (déjà fait), d’aller voir un hypnothérapeute (déjà faut aussi), de faire des séances d’acuponcture (déjà fait mais pas juste avant et juste après le transfert), et de luminothérapie. On va continuer tout ça !

On a la chance, d’avoir trois beaux blastos esquimaux qui nous attendent. La gynéco est confiante et rassurante. On peut essayer un autre protocole TEC. Elle est ouverte à tout (artificiel, stimulé ou naturel). Nos deux premiers TEC sur cycle naturel n’ont pas fonctionné. J’aimerai essayer sur cycle artificiel malgré le fait que j’ovule bien naturellement. On veut tout essayer. On y croit encore, et de plus en plus fort.

FIV n°2 : nouveau protocole, nouvel espoir ! (part 2)

Nous sommes mi-avril. C’est le printemps, les oiseaux chantent et le soleil brille. L’espoir renaît en nous. On décide avec Chéri, d’aller demander un second avis médical dans un grand centre sur Paris (à l’hôpital Foch de Suresnes) à 3 heures de route. Les délais sont très rapides. Ce rendez-vous se passe bien. La gynéco est plutôt optimiste et nous a beaucoup rassuré. Elle a évoqué surtout que vu notre parcours, nous aurions accès au Time-lapse. C’est-à-dire, un embryoscope dernier cri, qui filmerait nos petits embryons 24h/24 afin d’analyser au mieux leur développement sans les déranger. Cette technologie permettrait de mieux sélectionner l’embryon à implanter. Ce n’est pas miraculeux mais ça pourrait nous aider. Elle a évoqué également, un autre protocole avec prise de pilule en amont pour reposer mes ovaires. Elle nous a prescrit plusieurs examens, dont certains sont nouveaux. « Si ça ne fonctionne pas chez nous, on peut fermer le centre ! ». Ces paroles, pas vraiment professionnelles pour un médecin, nous ont rempli d’espoir.

Avec chéri, et après quelques jours de réflexion, on a dû faire un choix. Ce n’était vraiment pas simple, soit donner une dernière chance à notre centre actuel, soit partir et aller vers le renouveau. On a finalement choisi de faire une dernière tentative dans mon centre actuel et d’essayer le nouveau protocole pour ne pas avoir de regrets. Malgré 3 tentatives ratées, nous sommes seulement en FIV 2 pour la sécu et ça nous rassure.

° Stimulation ovarienne.. plus c’est long, plus c’est bon !

Nous sommes à J21 de mon cycle. Je commence le synarel avec 2 pulvérisations le matin et 2 pulvérisations le soir. C’est un spray nasal, oui, ça monte plus vite au cerveau. Son rôle est d’inhiber mon hypophyse pour que mes ovaires freinent la production de follicules. Ce produit me donne pas mal d’effets secondaires : insomnies, fatigue, aigreurs d’estomac, nausées, bouffés de chaleur de dingue, libido en folie, boutons rouges à des endroits inhabituels et légères douleurs en continu dans le bas du ventre. Heureusement, 10 jours plus tard, mes règles sont arrivées à l’improviste, un peu en avance. On commence les injections de menopur. C’est moins évident qu’avec les stylos pré-remplis. Mon chéri passe en mode infirmier, et il se débrouille très bien malgré qu’il ne soit pas du métier. J’ai de la chance de l’avoir. Il n’a jamais raté aucune injection. Tout se passe bien, lors du premier contrôle, on a pas mal de follicules et assez homogènes par rapport à d’habitude. Et surtout, je n’ai aucun kyste par rapport aux deux dernières tentatives. Je réagis vite au traitement (comme d’habitude). Lors du second contrôle, tout mes follicules sont matures. J’en ai 16 entre 17mm et 20mm, et 6 autres un peu plus petit. J’ai très peur de refaire une hyperstim. Les minutes sont longues avant d’avoir le résultat de mon estradiol. Alléluia ! 3671 pg/ml, c’est très bien, comparé au 6700 pg/ml le jour du déclenchement en janvier dernier. Je vais frôler l’hyperstim mais ça ira. On me déclenche avec ovitrelle, le soir même. Premier bilan positif : pas de kyste, plein de follicules matures et homogènes, un estradiol dans les clous vu le nombre de follicules. On est hyper positif !

° Ponction d’ovocytes comme une lettre à la poste !

Nous sommes à J12 de mon cycle, et c’est le grand jour. On est pressé d’en finir. C’est notre 4ème ponction dans cette clinique, on a l’habitude. Tout se passe bien, l’anesthésiste me pose la perf au bloc, comme d’hab. Je me réveille, on me donne du topalgic pour atténuer les douleurs. J’ai beaucoup moins mal que la dernière fois. C’est étrange, mais je me sens en pleine forme. Mon homme va faire son affaire et revient avec une bonne nouvelle. Second bilan positif : on a 20 ovocytes de récoltés sur 24 follicules, aucun n’est lysé. On est soulagé, encore une étape de passée.

° Des embryons en voici, en voilà !

J2 post-ponction, on attend l’appel avec impatience. Surtout que la gynéco a prévu exceptionnellement un transfert à J2 pour la première fois. En fait, J3 tombe un dimanche et mon centre ne fait aucun transfert de J3 le dimanche. J’étais très contente de pouvoir avoir un transfert à J2. Vu nos difficultés à avoir des embryons de qualités qui survivent en culture prolongé, je me dis que dans mon utérus, ils seront forcément au bon endroit. On avait prévu d’en mettre deux à J2. Comme d’habitude, rien ne passe comme prévu dans un parcours PMA. 8h45, la secrétaire appelle et me dit « Bonjour, vous avez 6 embryons. On vous rappelle mardi pour vous donner l’heure du transfert. »Euh, c’est une blague ! Je lui demande si c’est la qualité qui est médiocre à J2 pour devoir attendre jusqu’à J5. Elle ne sait pas me répondre. Je décide d’appeler la biologiste. Très gentille, elle nous explique que la secrétaire a mal compris. Elle évoque que sur 20 ovocytes, on en a 17 de fécondables. 14 embryons se sont formés à J2 dont 8 de bonnes qualités. Les 6 autres sont soit en retard, soit de mauvaise qualité. Elle m’explique qu’aucun des 8 ne se démarquent. Ils ne peuvent pas en choisir 2 à l’heure actuelle, et vu leur nombre, ils ont pris la décision de les pousser en culture prolongé. Je lui parle de mes inquiétudes vu que nos 2 premières tentatives n’a aboutit à aucun transfert de blasto, et que la 3ème, on en a eu 1 seul. Un peu en colère, je lui dit que c’est risqué de changer de stratégie et que je n’hésiterai pas à changer de centre si mardi je n’ai pas de transfert. Elle me dit qu’ils sont confiants et qu’elle comprend notre colère. Nous voilà parti pour 3 jours d’attente. Trois jours où je suis ailleurs, dans mes pensées. Je suis là, sans être là. J’y pense le moins possible. Et nous voilà, le jour tant attendu. Mon homme est en repos. 8h23, je me lève et va faire pipi. Mon téléphone sonne, je remonte tout courant, et loupe l’appel. Mon homme se réveille difficilement. La secrétaire insiste et me rappelle. » Bonjour Madame, je vous appelle pour vous confirmer que vous aurez une transfert aujourd’hui à 13h30. C’est une bonne nouvelle, c’est pourquoi j’ai insister. » Je la remercie du fond du coeur. On aurait pas pu rêver d’un meilleur réveil. Cette journée commence bien. Après un bon repas dans une brasserie, on arrive au centre de PMA. On donne nos pièces d’identités à la secrétaire. Je lui demande si elle sait combien d’embryons nous avons car on ne nous a rien dit, et que cela conditionnera le nombre à implanter. Elle me répond gentiment, que nous avons 4 beaux blastos ce matin. 1 d’entre eux me sera transféré, et les 3 autres ont été vitrifiés. La biologiste a décider d’en transférer un seul vu mon âge (28 ans, mouais je ne sais pas si il y a vraiment un âge pour avoir des jumeaux) et surtout car il est de très bonne qualité et est presque prêt à éclore (type B4 proche du B5). Je peux vous dire qu’un profond sentiment d’apaisement m’a enveloppé, et m’enveloppe encore aujourd’hui. Troisième bilan positif : on a réussit à avoir 4 très beaux blastos (en réalité 6 blastos mais 2 n’étaient pas assez beaux pour être vitrifiés). On a jamais eu d’aussi bon résultat.

C’est un petit miracle car avec du recul, on revient de loin ! On ne saura jamais si ces résultats viennent du nouveau protocole, de notre cure d’anti-oxydant, des séances d’ostéo et d’hypnose ou encore du fait que je ne travaille plus. Un mélange d’un peu tout ça je pense. Chaque fiv se suivent, mais ne se ressemblent pas. Je ne sais pas encore si ce petit blasto d’amour en moi va devenir mon bébé, mais j’y crois du plus profond de mon être.